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Magnifique plaque en bronze, Edo, Royaume de Benin, XVIe - XVIIe siècle
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Descrizione dell'oggetto

Magnifique plaque en bronze, Edo, Royaume de Benin, XVIe - XVIIe siècle, Nigeria, Magnifique plaque en bronze, Edo, Royaume de Benin, XVIe - XVIIe siècle\nAu centre de la plaque apparaît, projeté en très haut relief, un personnage portant les insignes des dignitaires de haut rang : collier odigba à rangs multiples fait de perles de corail, coiffe ronde ornée de pendentifs latéraux tressés, colliers, anneaux de chevilles et bracelets de perles. La pose est conventionnelle -  debout, les jambes légèrement écartées, les bras libérés du corps - la  main droite tenant l'extrémité d'un bâton. Le personnage, dont l'abdomen est paré de scarifications linéaires, est vêtu d'une jupe brodée à plusieurs épaisseurs, maintenue par une large ceinture dont le pan ouvragé retombe sur le côté gauche. Le fond de la plaque est gravé de rosettes owen iba ede ku. Patine recouverte de pigments ocre rouge. Elle porte, inscrits à l'encre, les numéros d'inventaire : "195", "5017"  et "64685".\n45 x 33 cm\n17 3/4 in x 13 in
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notes

Les livres d'inventaire du British Museum indiquent que cette plaque fut acquise par Mademoiselle Eva Cutter, associée puis épouse de W.D. Webster, lors de la vente de 1899 (British Museum, Africa, Oceania and Americas Department archive). Selon toute vraisemblance, cette plaque faisait partie de la « série » des 304 plaques prêtées pour étude par Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil, 3e Marquis de Salisbury, Secrétaire principal de Sa Majesté aux Affaires étrangères. Les plaques auraient été numérotées lors de leur arrivée au Musée. A cette plaque fut assignée le numéro '195' (inscrit sur le coin droit) qu'elle conserva, à l'inverse des plaques intégrées après l'exposition dans les collections permanentes du British Museum. Une photographie, probablement prise en 1898 ou au tout début de l'année suivante, conservée aux archives du British Museum (idem) la représente, portant alors pour unique numéro d'inventaire celui-ci.

Les plaques avaient été envoyées par Sir Ralph Moor KCMG, Commissionnaire et Consul-général auprès de Sa Majesté, de ce qui constituait alors le « Niger Coast Protectorate » (Read : 1899, préface). Il participa à ce titre à l'expédition punitive de 1897 contre Benin City (Hargreaves, 2004) et présida au procès de l'Oba (Ling Roth, 1968 : xvii). Ces plaques furent exposées au British Museum en 1897 dans la salle Assyrienne (Coombes, 1994 : 27 et Plankensteiner, 2007 : 204). A contrecœur, et de manière déjà controversée à l'époque, le Musée se sépara de 104 plaques - soit un peu plus d'un tiers de la « série », au bénéfice du Protectorat (Read : 1899, préface), ou, comme le souligne Ezra (1992 : 16), « afin de défrayer les coûts de l'Expédition et d'offrir une pension à ses participants ou à leurs survivants ».

Bien que la plaque présentée ici ne figure dans aucun des catalogues de Webster, le numéro «5017 » (inscrit en haut à droite) constitue très certainement un de ses numéros d'inventaire. On ne peut que supposer que la plaque fut vendue avant de pouvoir la publier dans l'un de ses catalogues.

C'est sous l'impulsion de Franz Heger, premier conservateur du département d'anthropologie et d'ethnologie, créé en 1897, que le musée impérial d'Histoire Naturelle de Vienne acquit l'essentiel de sa très importante collection d'arts du Royaume de Benin (transférée en 1928 au Museum für Volkerkunde, qui fut fondé à cette époque). Durant l'été 1897, au lendemain de l'expédition punitive menée par les Britanniques contre Benin City, les premières œuvres en ivoire et en bronze arrivèrent en Europe, où leur découverte suscita immédiatement le plus vif intérêt. Franz Heger s'efforça aussitôt d'en acquérir (Plankensteiner, communication personnelle, septembre 2007). Freiné par le manque de moyens financiers du musée, il mit à « profit ses contacts avec l'aristocratie et la riche bourgeoisie de Bohême dont il était issu » (Duchâteau, 1990 : 18). Le mécène le plus important fut sans nul doute le consul Georg Ritter von Haas (1841-1914). Dès 1899, il finança pour le musée l'acquisition d'un premier ensemble de soixante-quinze œuvres de Benin (inv. n° 64.659 à 64.733), dont la plaque présentée ici (inv. n° 64.685) faisait partie. Elles provenaient essentiellement de W.D. Webster (Duchâteau, idem).

L'engouement immédiat que suscita en Europe la découverte des arts de Benin s'explique tant par le goût de l'époque pour les Antiquités, que par la nature même des œuvres, à savoir un art royal, entièrement dédié à la glorification du souverain - l'oba - et de sa cour. En 1668, Olfert Dapper, décrivait ainsi les palais Royaux de Benin et les plaques de bronze qui les ornaient : "Il y a plusieurs appartements pour les ministres du Prince et de belles galeries dont la plupart sont aussi grandes que celles de la bourse d'Amsterdam. Elles sont soutenues par des piliers de bois enchâssés dans du cuivre, où leur victoire sont gravées, et qu'on a soin de tenir fort propres" (in Falgayrettes-Leveau, 1989 : 230). En réalité, la majorité des plaques répertoriées aujourd'hui décrivent davantage des scènes de cour que des faits de guerre. Ainsi, cette plaque représente un dignitaire, dont le rang important est signifié par le haut collier perlé (odigba), les rangs de perles sur la poitrine, et les chevillières - également en perles de corail - ainsi que la coiffe très élaborée (udahae). Si la plupart de ces attributs sont portés par plusieurs chefs de haut rang, le bâton qu'il tient dans la main droite l'identifie comme un personnage de grande importance. Il représente une branche d'arbre sans l'écorce nommée unwenrhiontan, dont le terme évoque un bâton médicinal servant de guide ou de pilote pour éviter le danger (Nevadomsky, 1989 : 66). Il a été mentionné dès les années 1590 par le chroniqueur flamand D.R. (in Ezra, 1992 : 122, 123) et fait également partie des paraphernalia de certains cultes de Benin (Roth, 1968 : 108-109 et fig. 75).

Une plaque à l'iconographie comparable, provenant de la Perls Collection, est aujourd'hui conservée au Metropolitan Museum of Art (Ezra, 1992 : 133, n° 35). Selon Ezra (idem : 123), cette plaque décrirait un souverain - oba - utilisant ce bâton au cours d'un rituel.

Cette plaque à l'iconographie relativement rare, de très belle qualité sculpturale, constitue par son histoire une œuvre emblématique des arts royaux de Benin. Elle fut notamment l'une des premières à avoir été exposée au public - dès 1897 - dans une institution muséale.

A magnificent Edo bronze plaque, Benin Kingdom, XVI - XVII Century, Nigeria

Records at The British Museum indicate that the offered plaque was acquired by Miss Eva Cutter, an associate and later wife of W.D. Webster, from a sale held in 1899 (The British Museum, archive of the Department of Africa, Oceania and the Americas). In all likelihood, this plaque was once part of the "series" of 304 plaques loaned to the Museum for the purposes of a study by Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil, 3rd Marquis of Salisbury, Principal Secretary to His Majesty for Foreign Affairs.  These plaques appear to have been numbered when they arrived at the Museum.  This particular piece was given the number '195' (marked in the left corner), which it has retained, unlike the plaques that entered the permanent collections of The British Museum after the exhibition.  A photograph, probably taken in 1898 or during the early part of the following year, and housed in The British Museum archives (idem), shows the plaque bearing this same number as this only inventory reference. 

The plaques had been sent by Sir Ralph Moor KCMG, Commissioner and Consul General of His Majesty in what was once the Niger Coast Protectorate (Read: 1899, preface). He took part in the Punitive Expedition against Benin City in 1897 (Hargreaves, 2004) and presided over the trial of the Oba (Ling Roth, 1968: xvii). These plaques were exhibited in the Assyrian Room of The British Museum in autumn 1897 (Coombes, 1994: 27 and Plankensteiner, 2007: 204). Reluctantly and in a manner that was controversial at the time, the Museum had to part with 104 plaques, in other words, a little over one third of the "series" in aid of the Protectorate (Read: 1899, preface), or, as Ezra notes, "in order to pay for the expenses of the Expedition and to offer a pension to its participants or their survivors" (1992: 16).

Although this plaque is not included in any of Webster's catalogues of the period, the number "5017" (marked at the top right) is in all probability one of his  inventory numbers.  It can only be assumed that he sold the plaque before it could be published.

It is on the advice of Franz Heger, the first curator of the Department of Anthropology and Ethnology, established in 1897, that the Imperial Museum of Natural History of Vienna acquired most of its very large collection of arts from the Kingdom of Benin (transferred in 1928 to the Museum für Volkerkunde, which was founded during that period). During the summer of 1897, immediately after the British Punitive Expedition on Benin City, the first artworks in ivory and bronze arrived in Europe, where their discovery immediately aroused great interest. Franz Heger wasted no time in seeking to acquire some of tthese treasures (Plankensteiner, personal communication, September 2007). Constrained by the Museum's lack of financial means, he "made the most of his contacts with the aristocracy and wealthy upper classes of Bohemia which he was born into" (Duchâteau, 1990: 18). The most important patron was undoubtedly the Consul, Georg Ritter von Haas (1841-1914). In 1899, he financed an acquisition for the Museum of a first series of seventy-five artworks from Benin (Inv. n° 64.659 to 64.733), including the plaque presented here (Inv. n° 64.685). Most of them came from W.D. Webster (Duchâteau, idem).

The fascination that immediately spread in Europe on discovering the arts of Benin can be explained by the prevailing taste for Antiquities and by the nature of the works, that is to say, a royal art entirely dedicated to glorifying the sovereign - the Oba - and his court.  In 1668, Olfert Dapper described the royal palaces of Benin and the bronze plaques decorating them in the following terms: "There are several apartments for the ministers of the Prince and fine galleries, most of them as big as the ones in the stock exchange of Amsterdam. They are supported by wooden pillars, sheathed in brass and engraved with their victory, and particular care is taken to keep them very clean" (in Falgayrettes-Leveau, 1989: 230). In reality, the majority of plaques listed today describe court scenes rather than exploits of war. This plaque, for instance, portrays a dignitary whose elevated rank is indicated by a high beaded necklace (odigba), rows of beads on the chest, anklets - also in coral beads - and an extremely elaborate headdress (udahae). Although several high-ranking chiefs wore most of these attributes, the staff in the figure's right hand identifies him as a personage of great importance.  It represents a branch of a tree without a bark, called unwenrhiontan, the term evoking a medicinal staff used as a guide to avoid danger (Nevadomsky, 1989: 66). It was mentioned as of the 1590s by the Flemish chronicler D.R. (in Ezra, 1992: 122, 123) and also belongs to the paraphernalia of certain cults practised in Benin (Roth, 1968: 108-109 and fig. 75).

A plaque with a comparable iconography, from the Perls Collection, now belongs to the Metropolitan Museum of Art (Ezra, 1992: 133, n° 35). According to Ezra (idem: 123), this plaque portrays a sovereign - Oba - using this staff during a rite.

This plaque has a relatively rare iconography and a particularly fine sculptural quality, and because of its history, it is an emblematic work of the royal arts of Benin.  It was, in fact, one of the first plaques to be exhibited to the public - in 1897 - in a museum institution. 

exhibited

The British Museum, Assyrian Room, Septembre 1897 (n° 195)

dimensions

45 x 33 cm 17 3/4 in x 13 in

literature

Reproduite dans :

Müller-Mehlis, "Bleit München eine Messe wert? Die Antiquitätenmesse brauch neue Impulse", Der Kunstmarkt n° 217, 8-9 november 1968 : 20

Bretschneider, "Die Afrikanische kunst und ihr markt" in Die  Kunst, und das schone heim, avril 1970 : n°4, p. 205

provenance

British Museum, Londres, 1897-1899 (dépôt)

Eva Cutter, Londres, 1899

Offerte en 1899 par le Consul Georg Ritter von Haas au musée impérial  d'Histoire Naturelle, Vienne

Museum für Völkerkunde, Vienne (inv. n° 64.685)

Ancienne collection Ludwig Bretschneider, Munich, 1968


*Nota: il prezzo non corrisponde al valore odierno, ma si riferisce soltanto al reale prezzo di aggiudicazione al momento dell'acquisto.

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